Bernard D. : Diabète de type 2 contrôlé et 18 kilos perdus avec Ozempic

18 kilos perdus en 14 mois — Un diabète de type 2 enfin maîtrisé

⭐ Stats de Transformation

18 kilos perdus
14 mois de traitement
54 ans

Profil de Bernard

  • Prénom : Bernard D.
  • Âge : 54 ans
  • Ville : Bordeaux
  • Profession : Technicien de maintenance
  • Traitement : Ozempic (sémaglutide 1 mg) — remboursé pour diabète de type 2
  • Perte de poids : 18 kilos (de 102 kg à 84 kg)
  • Durée : 14 mois
  • HbA1c initiale : 9,2% — HbA1c après 12 mois : 6,8%
  • IMC initial : 33,5

Son Témoignage

“J’avais le diabète de type 2 depuis 4 ans, mais je ne le prenais pas vraiment au sérieux. Je prenais de la metformine, j’évitais vaguement le sucre, et voilà. Mon médecin me montrait mes bilans en levant les yeux au ciel, mais je ne voyais pas de symptômes particuliers. C’est facile de minimiser quelque chose qui ne fait pas mal.”

“Mon déclic, ça a été une conversation avec un collègue qui venait de faire un infarctus à 56 ans. Lui aussi était diabétique. Ça m’a brutalement rappelé que le diabète non contrôlé, ça tue — silencieusement, progressivement.”

“Mon médecin traitant m’a proposé Ozempic. Franchement, j’avais des a priori. Un stylo à injection toutes les semaines, ça me paraissait contraignant. Et puis il y avait les nouvelles sur les ‘effets secondaires d’Ozempic’, les vidéos sur les réseaux… J’ai eu du mal à passer outre. Mais quand il m’a montré mes chiffres — HbA1c à 9,2%, cholestérol dégradé, en surcharge à 102 kg — j’ai compris que je n’avais plus vraiment le choix.”

Son Parcours sous Ozempic

Phase 1 : Le démarrage difficile (Mois 1-2)

Les deux premiers mois avec Ozempic ont été les plus compliqués pour Bernard.

  • Dosage : 0,25 mg/semaine (dose de démarrage)
  • Perte de poids : -2 kilos
  • Effets secondaires : Nausées modérées les deux premiers jours après l’injection, surtout lorsqu’il mangeait trop lourd. Perte d’appétit marquée.

“Je me souviens que la première semaine, j’ai eu des nausées assez fortes les 48 heures après l’injection. Ce n’était pas insupportable, mais désagréable. Mon médecin m’avait prévenu. Il m’avait dit d’injecter le soir avant de dormir pour dormir pendant la période la plus difficile — ça m’a beaucoup aidé.”

“Le changement le plus frappant, ça a été l’appétit. J’étais habitué à manger de grosses portions — steak frites, plats copieux au resto d’entreprise. Tout d’un coup, je me retrouvais rassasié au tiers de mon assiette. C’était déstabilisant, presque inquiétant au début.”

Phase 2 : L’installation (Mois 3-6)

Après la montée à 0,5 mg, Bernard a trouvé son rythme.

  • Dosage : 0,5 mg/semaine
  • Perte de poids cumulée : -8 kilos
  • HbA1c à 3 mois : 8,1% (baisse de 1,1 point)

“À partir du 3ème mois, les nausées avaient pratiquement disparu. J’avais appris à composer avec le traitement : je mangeais moins, mais mieux. Je n’avais plus faim pour les entre-repas, je sautais le dessert naturellement. Ce n’était pas une décision volontaire, c’était comme si mon cerveau avait été recalibré.”

“Mes collègues ont commencé à me faire des remarques. ‘T’as maigri, non ?’ Ça fait du bien à entendre, surtout quand ça vient sans qu’on ait besoin de parler de traitement médical. J’avais perdu 8 kilos, je rentrais dans des pantalons que je n’avais pas mis depuis 5 ans.”

La glycémie de Bernard s’améliorait de manière significative. Son médecin a pu réduire la dose de metformine à 6 mois.

Phase 3 : Les Résultats qui Convainquent (Mois 7-12)

À partir du mois 7, la perte de poids a ralenti mais s’est poursuivie régulièrement.

  • Dosage : 1 mg/semaine (passage à la dose maximale pour le diabète)
  • Perte de poids cumulée : -15 kilos
  • HbA1c à 9 mois : 7,2%

“Mon médecin a décidé de passer à 1 mg. Honnêtement, j’ai pas vraiment senti la différence dans les effets secondaires — peut-être quelques nausées légères les premières semaines, mais rien de comparable à la phase initiale. Par contre, la perte de poids a repris un peu d’élan.”

“Ce qui m’a le plus touché, c’est le bilan de 9 mois. HbA1c à 7,2%. Mon médecin était content. Moi aussi, mais j’aurais dit que j’étais surtout soulagé. Parce que la vraie peur avec le diabète, c’est les complications à long terme — la rétinopathie, la néphropathie, les pieds… Et là, je sentais que je reculais ces échéances.”

Phase 4 : Stabilisation et Projection (Mois 13-14)

  • Poids actuel : 84 kg (perte totale : 18 kg)
  • HbA1c à 12 mois : 6,8% — dans l’objectif thérapeutique
  • Métformine : réduite à 500 mg/jour (contre 2 000 mg initialement)

“À 54 ans, j’ai aujourd’hui le poids que j’avais à 40 ans. Mon HbA1c est à 6,8%. Mon médecin m’a dit que si ça continuait comme ça, on pourrait envisager d’arrêter la metformine dans quelques mois.”

“Je n’ai pas changé ma vie de manière spectaculaire. Je ne suis pas devenu un sportif du dimanche. J’ai repris la marche à pied, je fais 30 minutes par jour environ. Et je mange normalement, mais différemment : moins, plus lentement, avec plus de légumes. Pas parce que je me force, mais parce que ça vient naturellement.”

Ce qu’il a vécu que personne ne dit vraiment

La première injection : le plus difficile à franchir

“La première injection à la maison, j’ai mis 20 minutes à me décider à appuyer sur le bouton. C’est idiot, mais c’est vrai. Mon médecin me l’avait montré, l’infirmière aussi — l’aiguille est minuscule, on ne sent pratiquement rien. Mais psychologiquement, piquer dans son propre ventre, c’est un cap.”

“Mon conseil : demandez à votre médecin ou à une infirmière de vous montrer la première fois, et de faire la première injection avec vous si vous êtes à l’aise. Après, c’est automatique.”

La gestion de l’entourage

“Ma femme était inquiète au début — ‘Tu prends des médicaments pour maigrir ?’ Je lui ai expliqué que c’était pour le diabète, que la perte de poids était un bénéfice supplémentaire. Ça a pris quelques semaines pour qu’elle arrête de m’interroger sur chaque nausée.”

“Au travail, je n’ai rien dit. Et puis avec les 18 kilos perdus, les questions sont venues. J’ai juste dit que j’avais ‘fait attention’. Ce n’est pas tout à fait faux.”

Le changement de rapport à la nourriture

“Ce que je n’avais pas anticipé, c’est à quel point Ozempic changerait mon rapport à la nourriture. Je n’ai plus cette espèce de ‘bruit de fond’ permanent — j’avais toujours un peu faim avant, même après avoir mangé. Ce bruit-là a disparu. Au début, ça m’a un peu dérouté. Maintenant, je trouve ça libérateur.”

Les effets secondaires honnêtes

Au-delà des nausées du début, Bernard a vécu quelques effets secondaires mineurs :

  • Constipation légère les 2 premiers mois, résolue en augmentant l’hydratation et les légumes
  • Légère fatigue les jours suivant l’injection pendant les 6 premières semaines
  • Goût altéré temporairement pour certains aliments gras ou sucrés : “Certains plats que j’adorais avant me paraissaient écœurants. C’est progressivement revenu à la normale.”

Pour les patients diabétiques curieux des effets secondaires, notre guide complet des effets secondaires Ozempic détaille chaque symptôme possible et comment le gérer.

Le remboursement : un avantage essentiel pour lui

“Ce qui m’a aussi encouragé à faire ce traitement, c’est qu’il est remboursé. Je paye environ 40 à 45 euros par mois après remboursement à 30%. Pour un traitement qui contrôle mon diabète ET me fait perdre du poids, c’est raisonnable. J’aurais beaucoup plus hésité si ça avait coûté 300 euros par mois sans remboursement.”

Bernard illustre une réalité importante : pour les patients diabétiques de type 2, Ozempic est remboursé (à 30% par l’Assurance Maladie, avec un formulaire obligatoire depuis février 2025). La situation est très différente pour les patients qui souhaitent Ozempic uniquement pour perdre du poids. Pour comprendre les conditions précises, consultez notre guide remboursement Ozempic pour le diabète.

Un an après : ses conseils

Bernard, 14 mois après le début de son traitement, partage ses recommandations aux hommes dans la même situation :

  1. Ne pas attendre une “crise” pour consulter. L’HbA1c à 9% sans symptômes, c’est quand même une urgence métabolique silencieuse. “Si j’avais commencé à 7%, j’aurais eu moins de chemin à faire.”

  2. Informer son entourage proche, au moins le conjoint. La période d’adaptation est plus facile quand on est compris à la maison.

  3. Tenir un journal de ses injections et de son poids : “J’ai une feuille Excel avec ma date d’injection, mon poids du lundi matin et mes glycémies. Ça m’a aidé à voir les progrès même quand ils étaient lents.”

  4. Ne pas abandonner après les premières nausées : “Les 6 premières semaines sont les plus dures. Après, c’est beaucoup plus facile. Beaucoup de gens arrêtent trop tôt.”

  5. Marcher, même modestement : “Je ne suis pas sportif. Mais 30 minutes de marche par jour, c’est accessible pour tout le monde. Et ça amplifie vraiment les résultats.”

Questions fréquentes des hommes diabétiques

Est-ce qu’Ozempic est différent pour les hommes et les femmes ? Les mécanismes d’action sont les mêmes. Certaines études suggèrent que les hommes ont tendance à perdre légèrement plus de graisse viscérale abdominale sous GLP-1, ce qui est particulièrement bénéfique pour les risques cardiovasculaires liés au syndrome métabolique masculin. La protection cardiaque de l’Ozempic pour les diabétiques est d’ailleurs l’un des bénéfices les mieux documentés de cette classe de médicaments.

Ozempic affect-il la testostérone ou la fonction sexuelle ? Les données disponibles ne montrent pas d’effet direct d’Ozempic sur la testostérone ou la fonction sexuelle. En revanche, la perte de poids associée peut améliorer les niveaux de testostérone chez les hommes en surpoids, et réduire les problèmes érectiles liés au diabète et au surpoids.

Peut-on boire de l’alcool sous Ozempic ? Les GLP-1 peuvent modifier la tolérance à l’alcool. La plupart des patients rapportent une diminution de leur envie d’alcool et une tolérance réduite. L’alcool peut aggraver les nausées. La prudence est de mise, en particulier pendant les premiers mois de traitement.

Mon médecin généraliste peut-il me prescrire Ozempic pour le diabète ? Oui, depuis toujours. Les GLP-1 pour le diabète de type 2 ont toujours pu être prescrits en médecine générale. Depuis juin 2025, les restrictions levées concernaient les GLP-1 pour l’obésité — pas pour le diabète.


Ce témoignage est basé sur l’expérience personnelle de Bernard D. Les résultats sont individuels et ne garantissent pas des résultats identiques. Consultez votre médecin avant tout traitement. Guide complet sur le traitement GLP-1 et diabète type 2.